Atelier de réflexion sur les bases
de l’enseignement des
livres de Roger Guasco

L'homme dépend d'un temps bien précis

L'homme croit pouvoir ĂȘtre maĂźtre de tout. Sa lutte perpĂ©tuelle contre la nature, la facilitĂ© avec laquelle il la transforme, la dĂ©truit, lui a donnĂ© un orgueil sans limite.

Ses inventions, sa technique, sa science le mettent, croit-il, à l'abri de tout danger et ses recherches sur la génétique lui font espérer longue vie dans la société.


Jamais au cours de son Ă©volution il n'a eu le dĂ©sir d'ĂȘtre en harmonie avec la crĂ©ation.
Le fait qu'il ait toujours eu la libertĂ© d'exercer sa possession et sa folie sans que jamais aucune forme cosmique ne soit intervenue pour l'arrĂȘter, l'a confortĂ© dans sa lutte contre la nature.

S'il existait une force supérieure, il pense qu'elle se serait manifestée pour lui faire comprendre son désaccord mais, du fait qu'il ait pu tuer au nom de Dieu en toute impunité et il s'est senti trÚs fort.
La non ingérence de la puissance cosmique dans les affaires des hommes leur a fait croire qu'ils étaient dans la vérité.

Parce qu'ils ont pu dompter les éléments, ils ont cru leurs possibilités sans limite.
Si l'homme boit un verre d'eau, il se croit maĂźtre de l'eau.
S'il allume un feu, il se croit maĂźtre du feu.
S'il façonne l'argile, il se croit maßtre de la terre.
S'il se joue de la pesanteur, il se croit maĂźtre de l'air.
Il pense ĂȘtre dans son droit et ne doute pas que ses actes soient approuvĂ©s et « bĂ©nis des dieux ». Il n'a rien compris.

S'il avait regardé autour de lui, il aurait vu que la liberté est partout, dans la nature comme dans le cosmos. La création s'est faite dans une logique et une tolérance totale.
Dans l'univers, planÚtes, nébuleuses, particules, évoluent dans le respect total de l'habitat de chacun.
Mais l'homme n'a pas pensé un seul instant que cette logique est due à la liberté.
Cette libertĂ© est la fonction mĂȘme de la crĂ©ation.
Si l'homme l'avait compris, il aurait admis que la puissance cosmique ne peut pas s'imposer dans les affaires humaines.

Elle ne peut ĂȘtre contraignante, elle n'est que libertĂ©.
L'homme a pris ses désirs pour des réalités en faisant assumer ses défauts par une force extérieure à lui.
Au cours de son histoire, il a tué ceux qui avaient une vision dégagée de tout dogme. Les religions ont toujours eu bonne conscience puisqu'elles ont pu faire les pires horreurs en toute impunité. Elles n'ont jamais recherché une vision juste.
Elles se sont limitées au culte de l'homme.

En espérant qu'une force cosmique puisse intervenir dans sa vie quotidienne, ce n'est pas la vérité que l'homme recherche, c'est une image à sa convenance..

C'est la liberté qui permet la compréhension finale.
L'homme dépend d'un temps bien précis, un cycle d'environ 26.000 ans.
Au début de ce temps, il a bénéficié d'une intervention cosmique qui a éveillé en lui l'intelligence. Cette force est survenue et a disparu pour laisser l'homme libre de faire son travail de recherche sans avoir de comptes à rendre.

Deux fois par cycle, il a la possibilité d'accéder à une énergie qui donne une information, puis disparaßt.
À la fin du cycle, le mot Apocalypse intervient, non pour annoncer la fin du monde mais, la fin d'un travail.

L'homme a alors des comptes Ă  rendre, non pas du mal ou du bien qu'il a fait, mais de ce qu'il a compris de son rĂŽle sur terre.
Il doit savoir pourquoi il existe et se débarrasser de toutes ses fausses vérités pour retrouver une liberté totale. Il peut alors espérer à nouveau une intervention.
Celui qui reste prisonnier de ses dogmes, de ses interdits ne peut rien espérer. C'est la liberté de faire la part du vrai et du faux qui donne l'espérance finale.

L'homme doit payer ses erreurs et ses abus non par un chùtiment extérieur mais par sa propre prise de conscience.

Le jour oĂč il aura la preuve de la rĂ©alitĂ© de cette puissance cosmique, il sera obligĂ© de se voir tel qu'il est.
Cette intervention ne peut ĂȘtre une vengeance, ce n'est pas sa fonction.
La rĂ©vĂ©lation, c'est d'ĂȘtre en face de sa mĂ©diocritĂ©, de ne plus avoir aucune possibilitĂ© de se leurrer.
C'est l'exigence d'une vision sans compromis. C'est l'artiste, le ministre, le savant, le chef religieux qui réaliseront qu'ils n'ont été que des pantins. S'ils ne supportent pas cette réalité, ils crÚveront de honte et de médiocrité.

Chaque homme a en lui le jugement final, c'est de lui que dĂ©pend l'arrĂȘt ou le dĂ©part vers un nouveau travail.
S'il y avait des Ă©lus, ce serait comme si un enfant pouvait choisir ses parents avant d'ĂȘtre nĂ©. L'Ă©nergie cosmique ne connaĂźt pas les hommes et elle ne peut Ă©lire quelqu'un qu'elle ignore.
Ce n'est pas Dieu qui Ă©lit l'homme, c'est l'homme qui le fait naĂźtre.
Il peut alors espérer ne pas mourir de cette vision, ne pas avoir peur, au contraire, il vivra avec elle.

Dans la finalitĂ© d'un travail, il ne peut ĂȘtre question de privilĂ©giĂ©s.
Cette force ignore l'injustice comme elle ignore le sentiment. S'il en était autrement pourrait-on désirer qu'elle se manifeste ?

Si la compréhension et le vouloir sont suffisants, tous les éléments qui ont fait la vie sur terre pourront se manifester.
À ce moment l'on peut espĂ©rer qu'il se passe quelque chose de merveilleux.

© https://roger-guasco-atelier.com 2023